Saint-Viaud

Le Chemin Paul Verry a été nommé

Le Chemin Paul Verry a été nommé

L'épouse de Georges Verry, neveu de Paul Verry dévoile la plaque de rue "Chemin Paul Verry" en compagnie de Cédric Chabot, son petit-fils et du Maire, Roch Chéraud

Un nouveau chemin a été baptisé ce jour de l'Armistice du 11 novembre 2019...

Dans le cadre des commémorations du 11 novembre, un chemin a reçu lundi 11 novembre une dénomination qui rend honneur à Paul Verry, dernier Vitalien mort pour la France à la Grande Guerre, il était le fils de l’instituteur de l’école communale des garçons. Ce chemin relie l’actuel pôle maternel de l’école publique à la rue du Faubourg St Jean où se trouvait l’école privée St Louis de Monfort, le chemin des écoles.
Ce dévoilement de plaque s’est fait devant des descendants de Paul Verry, dont  beaucoup évoluent, ou ont évolué, dans l’enseignement. A cet hommage a été associé sur la plaque commémorative, Pierre Maurice, en religion frère Victorin, enseignant au Pays Bas et qui a été l’un des tout premiers religieux du diocèse de Nantes tué en 1914.

 

 

Discours du Maire :

Il y a un an, nous nous retrouvions pour fêter le centenaire de l’Armistice de 1918. A cette occasion, j’évoquai la possibilité de donner le nom d’une rue à Paul Verry, fils de l’instituteur public, normalien de Savenay et dernier tué vitalien du conflit.

Aujourd’hui, un an après, et avec l’appui d’un vote unanime du Conseil Municipal de Saint-Viaud, j’ai l’honneur de baptiser le petit chemin des écoliers du nom de Paul Verry et de dévoiler une plaque sur notre école publique rappelant sa courte existence.

 

 

 

Qui était Paul Verry ?

Paul Verry né en 1898, est le fils de l’instituteur de l’école communale des gars de Saint-Viaud, Odil Verry décédé en mars 1916 dans le bourg de Saint-Viaud. Élève de l’école normale de Savenay, il aide ses parents à faire l’école à Saint-Viaud avant d’être mobilisé avec sa classe d’âge en 1918. . Il est incorporé le 17 avril 1917.  Il est  blessé au combat à Cuperly dans la Marne et meurt des suites de mes blessures le 7 octobre 1918, à peine un mois avant la fin de la guerre. Il est donc  le dernier mort de Saint-Viaud pendant les combats de la Grande Guerre.

A l’histoire de Paul Verry, nous avons souhaité associer le souvenir d’un autre éducateur,  Pierre Maurice, en religion frère Victorin

Pierre Maurice est né à Saint-Viaud en 1886. Très vite, il ressent la vocation et suit des études pour devenir enseignant auprès de la congrégation des frères laïcs du Tiers-Ordre franciscain. La loi sur les congrégations le contraint à l'exil en 1904 aux Pays-Bas. Il revient pourtant faire son service militaire d'où il ressort sergent en 1909 avant de prononcer ses vœux au monastère de Bleijerheide, province de Limbourg (Pays-Bas) où il devient le frère Victorin.

Il est mobilisé le 1er août 1914 et fait partie des premiers religieux du diocèse de Nantes disparus, un mois à peine après le départ du conflit. Il est tué le 7 septembre 1914 à Betz (Oise) au lieu-dit le Montrolle, lors des combats de la Marne. Il est fait médaillé militaire à titre posthume (J.O. 5 novembre 1920) : « Sous- officier courageux qui a fait vaillamment son devoir dans les premiers combats de la campagne. Tombé glorieusement pour la France. Croix de guerre avec étoile de bronze. ».

 

Ces deux destins sont le symbole d'une France unie dans le malheur, une France de l'union sacrée au-delà des clivages politiques et philosophiques.

Cette petite plaque rappellera à nos jeunes générations le sacrifice de leurs aînés afin qu’ils puissent vivre dans un monde de Paix et de Liberté

 

Publication
12/11/2019 à 11h06
Mis à jour le 18/11/2019 à 11h27

Rédacteur
Roch Cheraud

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